La Loi de Financement de la Sécurité Sociale a été adoptée malgré l'opposition marquée des différentes professions de santé et les protestations des assurés. Il est à noter que quel que soit le corps de métier, la manière de procéder est la même : diviser pour mieux régner.

Dans le cadre d'une loi qui s'adresse à chacun et à tous, il s'agit d'isoler des groupes, d'empêcher toute cohésion du corps social ou professionnel. Dans le cadre du P.L.F.S.S., il a suffi au gouvernement (après avoir attendu un peu ) d'accorder aux internes en médecine la possibilité d'une installation sans restriction. Finalement, il s'agit d'un marchandage, d'une transaction commerciale qui permet de diviser le corps social, à la fois entre corporations, et au sein de chaque corporation, et d'empêcher ainsi toute revendication. A terme, c'est la convention individuelle qui pointe le bout de son nez ! Si on en arrivait là, si les orthophonistes ne savaient pas s'allier dans leurs exigences et leurs actions avec les autres professions de santé, les syndicats ne seraient plus d'aucune utilité. A quel titre, en vertu de quoi et sur quelles bases interviendront-ils dans des affaires qui seront contractuelles et individuelles ? Qui représenteront-ils dans une société dans laquelle chacun n'aura plus comme solution que de se mettre en concurrence avec ses pairs ? Ces questions ont toute leur importance. Et ce sont sans doute, pour le métier d'orthophoniste comme pour la protection sociale celles qui présentent une urgente priorité.

Ce texte a étésuggéré et rédigé par JP RUEFF au CA du SDORRA qui l'a proposé au CA fédéral de la F.N.O. les 19 et 20 janvier 2008. Il a servi d'éditorial au bulletin du SDORRA.